

- Laurentiana
- Vient de " Laurentie ", toponyme non officiel utilisé par les nationalistes pour dénommer le Québec dans les premières décennies du XXe siècle. Laurentiana se dit donc des livres ou brochures relatifs au Québec, au Bas-Canada et à la Nouvelle-France.
- Libelle
- Ecrit bref et satirique.
- Lectionnaire
- Livre religieux chrétien regroupant des textes latins lus ou chantés dans le chœur.
- Lettre (Avant la)
- Se dit d'une épreuve d'une gravure ou d'une estampe tirée avant qu'on ait placé au bas l'inscription qui en indique le sujet et par conséquent avant que la planche ne soit usée par le tirage.
- Lettrine
- Lettre ornée placée au début d'un chapitre ou d'un paragraphe.
- Libraire
- Anciennement on nommait libraire l'artisan et marchand qui imprimait et vendait des livres. Aujourd'hui on qualifie ce dernier de commerçant dont la profession est de vendre des livres au public.
- Librairies effondrées
- Le 25 octobre 1499, à 9 heures du matin, le pont Notre-Dame s'écroula dans la Seine ; sur ce pont de Paris se trouvaient les boutiques occupées par des libraires. Alertés sans doute par des craquements avertisseurs, à peu près tous réussirent à se sauver avec leurs familles. Quatre ou cinq victimes seulement trouvèrent la mort dans le désastre. On put même enlever à temps les marchandises et les meubles. Pourtant la perte était rude, pour tous ces travailleurs. Aussi intentèrent-ils un procès à la Ville, coupable, d'après eux, d'incurie, pour n'avoir pas mieux surveillé l'état de vétusté des piles qui s'étaient effondrées. Ils obtinrent gain de cause.
Un arrêt du Parlement, en date du 9 janvier 1500 (nouveau style), condamna les échevins, les clercs, les receveurs et le procureur de la ville de Paris comme responsables de la chute du pont, relate Ph. Renouard, dans ses Documents sur les Imprimeurs, Libraires, Cartiers, Graveurs, Fondeurs de lettres, Relieurs, Doreurs de livres, Faiseurs de fermoirs, Enlumineurs, Parcheminiers et Papetiers, ayant exercé à Paris, de 1450 à 1600. On aurait pu croire qu'assagis par l'expérience, lorsqu'on eut rebâti le pont et qu'à nouveau des maisons s'y élevèrent, les libraires, qui avaient failli périr par noyade, iraient chercher fortune ailleurs. Il n'en fut rien pour la plupart. Le 31 avril 1512, on retrouve Anthoine de Brye prenant à bail, au loyer de 28 livres parisis, la huitième maison du pont Notre Dame, du côté d'amont. En 1517, c'est la veuve d'Anthoine Vérard qui obtient en viager, pour elle et ses enfants, la vingt-sixième maison, au prix de 30 livres tournois par an. C'est seulement le 22 avril 1769 que furent remplacés, par des trottoirs et des parapets, les logis où s'étaient succédés de nombreuses générations de libraires.
Un effondrement de ce genre s'est produit à Paris, vers 1908, dans une imprimerie, sise rue Ganneron, proche de la place Clichy. Les étages supérieurs surchargés de matériel en plomb furent précipités dans les sous-sols.
- Livres détruits
- Le plus ancien fait connu relativement à la destruction des livres remonte à Nabonassar, roi de Babylone, qui au VIIIe siècle avant J.-C. fit anéantir toutes les histoires des rois, ses prédécesseurs.
Plusieurs des bibliothèques de Rome et de Constantinople furent détruites par des incendies. Une grande partie de celle d'Alexandrie périt par les flammes lorsque César s'empara de cette ville. Le reste fut presque complètement anéanti en 390, lorsque le temple de Sérapis fut renversé à la suite de la lutte sanglante qui s'engagea entre les païens et les chrétiens. Il restait donc bien peu de livres à Alexandrie lors de l'invasion des Arabes, et si le Calife Omar en ordonna la destruction, suivant une opinion populaire contestable, son ordre ne put atteindre qu'un petit nombre de volumes. Les païens, à chaque nouvelle persécution, brûlaient les livres des chrétiens ; les chrétiens, à leur tour, lorsqu'ils triomphèrent, firent de grandes exécutions de livres de l'antiquité païenne.
Les barbares, dans leurs invasions, anéantirent en grand nombre les collections littéraires existant des villes qu'ils pillaient. Les Romains ont brûlé les livres des juifs, des chrétiens et des païens, et les chrétiens ont brûlé les livres des païens et des juifs. Le plupart des livres d'Origène et des anciens hérétiques ont été brûlés par les chrétiens. Le Cardinal Ximénès, à la prise de Grenade, fit jeter au feu 5000 Alcorans.(voir Coran)
Les puritains. En Angleterre, au commencement de la Réforme, une multitude de monastères et d'anciens monuments religieux furent détruits par les flammes. Un évêque anglais mit le feu aux archives de son église, et Cromwell, dans les derniers temps, brûla la bibliothèque d'Oxford, qui était une des plus curieuses de l'Europe.
- Lithographie
- Art de reproduire par l'impression, des dessins tracés avec un corps gras sur une pierre calcaire à grain très fin et homogène. Gravure imprimée par ce procédé (utilisé à partir de 1796).
- Livre de raison
- Sorte de journal tenu jadis par les chefs de famille.
- Livres d'Heures
- Sous ce nom, on publiait à Paris des ouvrages manuscrits richement enluminés avant l'invention de l'imprimerie ; puis ceux-ci furent imprimés à la fin du XVIe siècle. Cette désignation française est également appliquée dans la bibliographie étrangère. Ces livres qui étaient destinés aux laïcs contenaient les dates du calendrier, des fragments des évangiles, etc. Citons le célèbre Livre d'Heures du Duc de Berri. Paru en 1403, illustré par Van Eyck ; ces livres n'avaient pas de pagination, on les composait en gothique, en romain et en italique ; leurs imprimeurs étaient Simon Vostre, Vérard, Pigouchet, Kerver, tous à Paris.
- Livres imprimés en français
- En 1543, François 1er nomma un troisième imprimeur royal, Denis Janot, pour imprimer en langue française, car il ne voulait pas que le latin continuât de prévaloir dans les livres.
La plus ancienne impression typographique d'un livre écrit en langue française est celle d'une traduction de la Légende Dorée, imprimée à Lyon, par Barthélemy Buyer, le 18 avril 1476 . Elle est donc antérieure de neuf mois environ à l'édition française des Chroniques de France (ou de Saint-Denis), premier ouvrage français en trois tomes qui ait été imprimé à Paris, par Pasquier-Bonhomme et qui porte la date du 16 janvier 1476 (vieux style), ce qui correspond au 16 janvier 1477 (nouveau style); ce sont là les seules dates certaines. Dans une vente à Paris, le 17 juin 1937, ces trois volumes furent vendus dix-sept mille cent francs. Pour les autres livres français que l'on a considérés comme imprimés antérieurement à 1476 (par exemple, Les Merveilles du Monde, Lyon, mêmes caractères que la Légende Dorée), il n'existe que des présomptions.
Le second livre édité en français parut en 1480 dans le format in-4 ; tiré sur les presses de Le Caron, il porte pour titre : L'Aiguillon de l'Amour Divin. Citons encore La Mer des Histoires, imprimé à Paris (1487-1488), par Pierre Le Rouge, en français et en caractères gothiques.
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