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    23 septembre 2020

    La série Les trois Brestoises avec Léanne commandant de police, Vanessa psychologue et Élodie médecin-légiste est hautement addictive et cette cinquième aventure n'échappe pas à la règle. Privilégiant cette fois-ci l'action, le rythme et la vitesse, Pierre Pouchairet écrit-là un roman catastrophe très cinématographique, qui change un peu des premiers tomes tout en gardant ce qui en fait le sel. C'est bien parce qu'on ne s'ennuie pas, pas le temps, et que la série ne ronronne pas, comme parfois d'autres le font -pas celles que je lis, d'autres- ; enfin, ça, ça m'arrive davantage avec des séries télévisées qui à force de saisons s'épuisent et moi avec. Là, rien de tout cela, c'est fou et lorsque l'on croit que le pire est arrivé, on s'aperçoit quelques lignes plus loin qu'il n'en est rien, puisque l'imagination du romancier pousse les limites.

    Toujours attaché à l'actualité, aux thèmes qui rendent notre société violente : le terrorisme, la peur, la soif de vengeance, l'auto-défense, la haine des flics, ... Pierre Pouchairet construit un polar riche et dense dans lequel il n'hésite pas à mettre en scène les présidents français et ses ministres et leurs homologues étasuniens et notamment le "twitteur compulsif", et c'est très crédible. La vie de ses héroïnes est un peu en retrait, elles n'ont que le temps de penser à l'immédiat, pas à leur avenir. Et dans les circonstances décrites, on les comprend. Vivement la suite de cette série plus qu'excellente...