La couronne de feu, Jeanne d'Arc - tome 2
EAN13
9782221120965
Éditeur
Robert Laffont
Date de publication
Collection
L'école de Brive
Langue
français

La couronne de feu

Jeanne d'Arc - tome 2

Robert Laffont

L'école de Brive

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C'est le 8 mai 1429 que Jeanne lève le siège d'Orléans ; le 30 mai 1431, elle
meurt à Rouen. Le 9 mai est le jour de sa fête...


Jeanne a rempli la première partie de sa mission : délivrer Orléans et
conduire le dauphin Charles à Reims pour le faire couronner et sacrer.
Va-t-elle en rester là, se reposer sur ses lauriers ? Ce serait mal la
connaître. Elle s'est juré de bouter les Anglais hors de France. Et elle va
s'y attacher. Dans l'entourage du roi, on voit cette ambition d'un mauvais œil
: la négociation est préférable à la guerre. Soit. Mais on ne négocie pas avec
des traîtres. Jeanne reprend son harnois et repart, de sa propre initiative,
sur les chemins de la reconquête du royaume de France. La voilà devant Paris ;
elle échoue. Devant la Charité-sur-Loire, elle doit battre en retraite. Devant
Compiègne assiégée par les Anglo-Bourguignons, elle se fait capturer à la
suite d'une entreprise maladroite. L'épopée de Jeanne achevée, commence son
martyre. On propose une rançon aux Anglais : ils acceptent, mais c'est
l'Église qui fera son procès en hérésie, car on ne juge pas une prisonnière de
guerre. On la traîne en divers lieux, jusque sur la baie de Somme, avant de la
conduire à Rouen où commencent ses dernières épreuves : enchaînée, malmenée
par ses gardiens anglais, humiliée, accablée par un tribunal d'iniquité, elle
doit se défendre seule, elle, la bergerette de Domrémy, contre des clercs et
des théologiens, durant des mois, jusqu'à l'abjuration dans un cimetière et au
bûcher de la place du Vieux-Marché. Sans le secours de ses voix. Dans ce
deuxième tome, Michel Peyramaure suit pas à pas, pour ainsi dire au jour le
jour, le triomphe, le doute, le martyre de son héroïne. S'il s'appuie sur les
témoignages de l'époque et sur ces deux documents essentiels : le Procès de
condamnation et le Procès de réhabilitation (vingt-cinq ans après la mort de
Jeanne), il se montre librement romancier dans la partie la plus obscure de la
captivité de Jeanne, quand, de Compiègne à Rouen, elle est entraînée de
forteresse en forteresse dans l'incertitude de son destin. C'est là souvent,
alors que l'Histoire hésite encore, que la figure de Jeanne se fait la plus
libre et la plus émouvante.
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