Vincenzo Cuoco, Des origines politiques du xixe siècle
EAN13
9791035104771
Éditeur
Publications de la Sorbonne
Date de publication
Collection
Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles
Langue
français

Vincenzo Cuoco

Des origines politiques du xixe siècle

Publications de la Sorbonne

Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles

Indisponible
« En voulant écrire sur la révolution de Naples, je me suis laissé entraîner à
tracer l’histoire des révolutions de tous les peuples de la terre, et
spécialement celle de la France. » Tels sont les propos de Vincenzo Cuoco
(1770-1823), historien, juriste et disciple du grand philosophe napolitain,
Giambattista Vico, et auteur de l’Essai sur la révolution de Naples (1801),
qui devint un classique du Risorgimento, influença Giuseppe Mazzini et fut
commenté par tous les ténors de la science politique italienne. Vincenzo Cuoco
prêche discrètement l’unité italienne sur une base identitaire et nationale
aux plus belles heures de l’empire napoléonien, après léna (1806). En France,
seul l’ancien rapporteur du Comité de salut public, Bertrand Barère, s’y
intéressa en traduisant l’Essai sous le titre d’Histoire de la révolution de
Naples (1807), après les trois tomes d’une fable philosophique écrite en
contrepoint, Le Voyage de Platon en Italie. L’Essai, récit vif et enlevé qui
pose les événements napolitains de 1799 sous le régime d’une catastrophe
annoncée, en appelle à une « science des sciences » des élites. Il postule que
l’on peut éduquer afin de faire pièce aux « fictions et aux imaginations des
charlatans », des mots d’époque qui ordonnent le récit. Nonobstant, le plus
grand mérite du texte est d’être théorie et narration, théorie parce que
narration. Le Centre de recherches en histoire du xixe siècle avec le soutien
de l’Instituto italiano di Cultura de Paris a réuni en 2001 des historiens,
des littéraires et des philosophes italiens et français spécialistes du xviiie
siècle et du xixe siècle afin de reprendre une réflexion sur la généalogie et
les prolongements des oeuvres de Vincenzo Cuoco jusqu’à La San Felice de Dumas
qui s’enchantait de cette histoire. Ces regards, différemment croisés et
parfaitement transversaux, enrichissent un comparatisme indispensable à la
compréhension des libéralismes et des questions nationales au début du xixe
siècle.
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