La fin des avant-gardes, De l'entre-deux-guerres
EAN13
9791037012432
Éditeur
Hermann
Date de publication
Langue
français

La fin des avant-gardes

De l'entre-deux-guerres

Hermann

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Au lendemain de la Première Guerre mondiale, d’ambitieuses avant-gardes telles
que le constructivisme et le surréalisme se répandent en variantes originales
à travers le monde occidental et au-delà, appelant à une révolution de
l’homme, de la culture et de la société. Dans les années vingt, au temps de
l’art déco, individuellement ou en groupe, on réclame cependant plus de
réalisme – poétique, magique, socialiste… – accompagnant des courants
régionalistes en Europe ou en Amérique. Réputées moins utopistes, ces
réactions répondent aux querelles idéologiques ravivées par la crise
économique de l’entre-deux-guerres. Deux types de cultures s’ignorent et
s’affrontent. Aux États-Unis, en Union soviétique, dans les dictatures ou les
démocraties européennes, un retour à l’ordre souhaité ou imposé est manifeste.
La guerre civile en Espagne, préludant à un conflit mondial, va jeter à bas
tous les espoirs de changer le monde. C’en sera fini des avant-gardismes comme
de leurs adversaires et des certitudes des hommes qui devront constater que
l’humanité change mais n’avance pas. Constructivistes ou surréalistes, les
grandes avant-gardes historiques ont si bien imprégné les arts, les idées et
les comportements qu’on oublie trop ce qu’on leur doit. Elles ne représentent
pas qu’une période passée, un concept dépassé et une forme d’action devenue
inopérante, même si nous avons cependant encore beaucoup à apprendre de ces
mouvements et des réactions qu’ils ont suscitées jusque dans notre vie
quotidienne.
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