Vivre autrement
EAN13
9782246753414
ISBN
978-2-246-75341-4
Éditeur
Grasset
Date de publication
Collection
Petite collection blanche
Nombre de pages
165
Dimensions
17 x 11 x 0 cm
Poids
172 g
Langue
français
Code dewey
338.927
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1.?>L'évolution soutenable :
un nouveau modèle de
développement économique?>Comment assurer les conditions d'un développement économique et humain qui constitue une réponse globale aux crises qui viennent d'être brièvement décrites ? En sortant de l'opposition pour partie illusoire entre croissance et décroissance par l'instauration d'une évolution soutenable que permet l'économie écologique ou écolonomie. Celle-ci s'appuie sur une comptabilité en termes de patrimoine global, sur un système financier reformulé et sur une véritable reconversion industrielle.Croissance ou décroissance ??>D'un côté, les partisans de la croissance qui jouent tant sur les désirs, chauffés à blanc par la publicité, des individus les plus consommateurs et les mieux dotés, que sur les besoins incontournables de l'immense majorité de l'humanité qui n'accède pas encore à une nourriture décente, a fortiori à une société de consommation. De l'autre, les partisans de la décroissance, seule solution, selon eux, qui, compte tenu de la finitude de notre monde et de son niveau d'inégalité, puisse répondre à l'enjeu de notre survie.Ces deux thèses prennent appui sur des ressorts idéologiques bien précis, la défense d'un libéralisme plus ou moins régulé mais en tout cas le maintien du système capitaliste tel qu'il est pour les uns, pour les autres, l'altermondialisme et l'anticapitalisme primaire.
Cette présentation à fronts renversés est reprise par des économistes keynésiens qui ont réfléchi à l'intégration de la crise écologique dans la théorie économique comme Jean-Paul Fitoussi ou Jacques Attali. Jean-Paul Fitoussi1 croit « qu'il est possible de poursuivre sur le chemin du développement humain sans sacrifier les écosystèmes terrestres mais à condition d'élever notre niveau d'exigence démocratique. L'égalité écologique est la clé du développement durable ». Il propose, pour y parvenir, de substituer à l'idée d'une économie finie qui va de la rareté à l'épuisement l'idée d'une économie dynamique qui repose sur les deux flèches du temps. Le phénomène d'entropie rappelle qu'il existe une flèche du temps et que nous laisserons aux générations futures un patrimoine naturel moindre et moins adapté à leurs besoins que celui que nous avons trouvé à notre naissance, mais d'un autre côté, la croissance irréversible des connaissances, qui est également un bien public et qui doit être produite en quantité suffisante, devrait équilibrer le système et permettre le progrès. Jacques Attali2 se place dans la même logique, en soutenant que la résolution des problèmes écologiques n'exige pas la réduction de la croissance, mais, tout au contraire, demande une croissance forte d'un genre nouveau pour réorienter la production vers les secteurs non polluants. Nicholas Stern est beaucoup plus nuancé, soulignant que la croissance et la protection de l'environnement vont rarement de pair car il faut introduire « du moins ». Il faut donc subordonner les marchés à des impératifs qui leur sont extérieurs. Pour lui, le changement climatique est le plus grand échec du marché dans l'histoire du monde. Dès lors, la politique qui consiste à encourager, au nom de la croissance, une consommation toujours plus grande de produits toujours moins nécessaires, au moins pour les pays riches, conduit à une impasse évidente. Il faudrait moins consommer et mieux consommer. Or, moins consommer met l'économie en péril puisque, précisément, la création de valeur se fait sur consommer plus, et non pas sur consommer mieux.L'optimisme de Jean-Paul Fitoussi est assez difficile à partager, si toutefois le progrès des connaissances se limite à leur application technologique, en omettant les changements indispensables de comportement et de modes de consommation. Pour maintenir dans l'absolu le produit par tête d'habitant, il conviendrait que le taux de progrès technique soit au moins égal au taux d'accroissement démographique. Or, mathématiquement3, il est démontré que le progrès technique ne peut à lui seul résoudre les externalités négatives de la croissance. De plus, les questions sociales traduites notamment dans le volet social du développement durable doivent être intégrées, ce qui rend encore plus théorique et aléatoire l'égalité entre la réduction des ressources et la croissance des connaissances.
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