Des secrets si bien gardés. Les dossiers de la CIA et de la Maison-Blanche, les dossiers de la Maison-Blanche et de la CIA sur la France et ses présidents, 1958-1981
EAN13
9782213636115
ISBN
978-2-213-63611-5
Éditeur
Fayard
Date de publication
Collection
DOCUMENTS (1)
Nombre de pages
494
Dimensions
23 x 15 x 0 cm
Poids
610 g
Langue
français
Code dewey
327.44
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Des secrets si bien gardés. Les dossiers de la CIA et de la Maison-Blanche

les dossiers de la Maison-Blanche et de la CIA sur la France et ses présidents, 1958-1981

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Première partie?>De Gaulle, le général ombrageux?>?>Chapitre premier?>Un coup de main pour le retour du géant?>13 mai 1958. La IVe République agonise.À Alger, un comité de salut public, dirigé par le général Massu, vient de se constituer. Il s'oppose à l'investiture à Paris, comme président du Conseil, de Pierre Pflimlin, ancien ministre des Finances du précédent gouvernement, jugé trop conciliant.Entre les deux rives de la Méditerranée, la rupture est consommée. Les Français d'Algérie, soutenus par l'armée, craignent que le nouveau cabinet n'abandonne un jour leur territoire. L'insurrection se propage rapidement, avec la création d'autres comités en Algérie. Elle secoue un pouvoir chancelant, miné par l'instabilité chronique et par le bourbier algérien.À Paris, la confusion règne. Le président de la République, René Coty, en appelle à l'obéissance des militaires. En vain. Le pouvoir échappe aux autorités.Les Américains suivent cette situation explosive de très près. Pour eux, la France est un État stratégique, pilier continental de l'Alliance atlantique face aux menaces soviétiques. Pas question que ce pays, largement sous leur tutelle, se transforme en maillon faible de l'Occident. Il ne doit pas basculer dans le chaos, qui ferait le lit du communisme. Voilà des années que les États-Unis s'activent en coulisse pour épauler les gouvernements proaméricains de la IVe République, des chrétiens-démocrates aux socialistes, et pour subvenir aux dépenses militaires de la France, notamment en Indochine, où les GI ont finalement pris le relais des troupes tricolores après les accords de Genève de juillet 19541. En plein redémarrage économique, grâce notamment aux injections de dollars du plan Marshall, la France reste un allié vulnérable. Selon un rapport de la Maison-Blanche d'octobre 1957, les changements constants de gouvernement, le poids des dépenses militaires, les soubresauts de la décolonisation, la forte influence du Parti communiste fragilisent encore le pays, l'empêchant « d'assumer complètement le rôle constructif et important qu'il peut jouer en Europe ». La « rébellion algérienne » complique la donne, mobilisant plus de quatre cent mille soldats et des moyens financiers considérables, au détriment des efforts de l'OTAN, l'organisation militaire de l'Alliance atlantique. « C'est le problème le plus aigu actuellement, qui met en péril la stabilité institutionnelle et financière de la France et sa politique, tant au plan domestique qu'à l'extérieur », estiment à l'automne 1957 les experts du Conseil national de sécurité, l'instance qui entoure le président américain, le général Dwight Eisenhower. Selon eux, cela ne fait aucun doute, l'indépendance de l'Algérie est « inévitable ». « Plus longtemps la France s'y opposera, plus l'issue finale sera difficile pour ses intérêts en Afrique du Nord, et plus les menaces pour sa stabilité interne seront grandes2. »En janvier 1958, Jean Monnet, l'un des pères de l'Europe et ami des Américains, est venu à Washington à la tête d'une délégation française pour négocier une nouvelle assistance financière d'urgence de 274 millions de dollars. La Maison-Blanche a donné son feu vert. La France est sous perfusion. Lorsque l'aviation tricolore bombarde, le 8 février, le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef afin de détruire un camp de « rebelles » algériens du FLN, causant la mort de soixante-neuf personnes, les Nations unies s'émeuvent. Sous pression, le gouvernement de Félix Gaillard doit accepter une mission anglo-américaine de « bons offices » sur le dossier algérien. Le sénateur Michel Debré, proche du général de Gaulle, dénonce un « spectacle humiliant » de soumission française. Accusé de faiblesse par les ultras, le cabinet Gaillard tombe à la mi-avril, ce qui ouvre une nouvelle période d'incertitude, faute de gouvernement. L'insurrection des partisans de l'Algérie française, le 13 mai 1958, contre la nomination de Pflimlin aggrave cette crise politique. « L'heure est grave pour la France », résume, dès le lendemain, l'ambassadeur des États-Unis à Paris, Amory Houghton, qui rend compte du désarroi qui règne dans les allées du pouvoir. « En même temps, note le diplomate, l'étoile de Gaulle brille de plus en plus. Il est à Paris aujourd'hui pour des consultations politiques3. »
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