Agent Z.21 / le meilleur ennemi des Américains : Saïgon 1946-1975
  •  
EAN13
9782847346497
ISBN
978-2-84734-649-7
Éditeur
Tallandier
Date de publication
Collection
HIST.AUJOURD'H.
Nombre de pages
326
Langue
français
Langue d'origine
anglais

Agent Z.21 / le meilleur ennemi des Américains : Saïgon 1946-1975

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Traduit par

Tallandier

Hist.Aujourd'H.

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  • Vendu par Librairie Laubrière
    État de l'exemplaire
    Tallandier 2010, in-8 broché, 329 p. (très bon exemplaire ; épuisé) Cartes et index des noms. Portrait de Pham Xuân Ân, considéré comme le journaliste le mieux informé de Saigon, ayant ses entrées à l'état-major, à la CIA, à l'ambassade américaine et autres lieux, et informateur secret du gouvernement communiste d'Hanoi...
    14.00(Occasion)
« J’ai toujours pensé que l’histoire d’Ân avait l’air de sortir tout droit d’un roman de Graham Greene. Elle touche à toutes les questions fondamentales. Qu’est-ce que la loyauté ? Qu’est-ce que le patriotisme ? Qu’est-ce que la vérité ? Qui êtes-vous lorsque vous dites ces vérités ? Il y avait chez Ân une ambivalence que nous avons peine à imaginer. Rétrospectivement, je vois bien que c’était un homme partagé en deux moitiés rigoureusement égales. », David Halberstam, New York Times.
Le 30 avril 1975, le dernier correspondant du magazine Time au Viêt-nam expédia une dépêche à sa rédaction à New York : « Tous les journalistes américains ont été évacués par mesure d’urgence. C’est désormais Pham Xuân Ân qui assure la permanence dans les bureaux de Time. » Connu pour ses brillantes analyses politiques, Pham Xuân Ân donnait l’impression de donner le meilleur de lui-même lorsqu’il échangeait des histoires avec ses collègues au café Givral ou au mythique hôtel Continental. C’était là qu’il siégeait tous les après-midi, en sa qualité de journaliste le mieux informé de Saigon. Il avait ses entrées partout, à l’état-major, à la CIA, au gouvernement de Saïgon, à l’ambassade américaine… Nous savons désormais qu’il ne s’agissait là que d’une moitié du travail accompli par Ân en sa qualité de reporter. Ân envoyait aussi au gouvernement communiste à Hanoi un flot régulier de documents et de messages militaires secrets. Au total, il rédigea quatre cent quatre-vingt dix-huit rapports, écrits la nuit, et dont certains couvraient une centaine de pages. Les comptes-rendus d’Ân étaient si vivants, si détaillés que le général Giap et Hô Chi Minh se frottaient les mains de joie, disait-on, chaque fois qu’ils recevaient ces rapports de l’agent Z.21 – le nom de code d’Ân. « Nous sommes carrément dans la salle des opérations de l’armée américaine ! » assuraient-ils.
L’auteur, journaliste au New Yorker, enregistra près de soixante heures d’interviews et consigna bien d’autres heures de conversations à bâtons rompus. Il se base également sur les informations qui commencèrent à filtrer à la mort d’Ân en 2006. Toutes confirmèrent à quel point il était dans le secret de renseignements militaires d’une ampleur exceptionnelle.
Au cours de leurs vingt années de lutte contre le Viêt-nam, les États-Unis n’ont jamais compris ni ce peuple, ni leur culture. Ils entendaient recréer le Sud Viêt-nam à leur image. Le mépris de l’Amérique pour son ennemi lui coûta cher. Les Vietnamiens ne commirant pas la même erreur et étudièrent leurs adversaires. Ils favorisèrent l’épanouissement d’un agent capable de penser comme un Américain, de s’introduire dans l’esprit des Américains, afin d’apprendre à connaître leurs valeurs et leurs croyances. Les Vietnamiens avaient besoin d’un espion dans le camp adverse, mais il leur fallait un espion stratège, un espion poète, un espion qui aimait les Américains et qui était aimé d’eux en retour. Au lieu de surnommer Ân, « l’espion qui nous aimait », l’auteur aurait pu tout aussi justement l’appeler « l’homme le plus dangereux du Viêt-nam ».
À travers une vie exceptionnelle – mélange d'audace, d'intelligence et de rigueur – se dessine la tragédie vietnamienne du XXe siècle, racontée dans une formidable histoire d’espionnage.
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