Une bonne éducation
EAN13
9782918135791
ISBN
978-2-918135-79-1
Éditeur
Éditions Dialogues
Date de publication
Collection
Littératures
Dimensions
21 x 13 x 2 cm
Poids
320 g
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Anne, la narratrice, Alice et Romain avancent main dans la main dans une vie qu’on pourrait croire douce. Promenades au Champ de Mars, au pied de l’immeuble familial, équitation, prestigieuse école privée… Sœurs et frère, ils reçoivent cette bonne éducation des grandes familles bourgeoises, qui enseigne aux enfants culture, droiture, respect. Mais quand le vernis craque, quand la violence s’insinue, quand la famille se décompose, ce voile de bonnes manières les réduit au silence et les consume à petit feu.

Heureusement, peinture, littérature, musique apportent espoir et réconfort. Et puis il y a June, la jeune fille au pair, Adélaïde et Marianne, les grands-mères attentives, et le cheval, le Pays de Galles et la Normandie – rêves et instants de liberté.

Dans ce roman d’apprentissage, la cadette prend la parole, délie les mots prisonniers d’une lourde chape de silences et de non-dits. Elle raconte, démêle les souvenirs, souffre, grandit. Et le lecteur absorbe l’émotion qu’offre une narration sensible où pas un mot ne manque, pas un mot n’est superflu.

Dans le sillage de François Mauriac et Hervé Bazin, Sylvia Tabet embrasse ici une certaine tradition littéraire française, qui nous convie au plus près de l’intime, du fragile.
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5 Questions à Sylvia Tabet

Sylvia Tabet, Une bonne éducation, est un roman d'apprentissage sur une jeune fille, Anne, issue d’une famille bourgeoise parisienne. Réduite au silence, Anne subit les lois, les conventions qui régissent ce milieu. Une bonne éducation, un titre en trompe-l’œil ?
Je préfèrerais utiliser l’expression de clair-obscur. Car l’éducation d’Anne est réellement, pour qui est en clair, celle que l’on pourrait souhaiter à toutes les petites filles et adolescentes : une famille où les générations sont réunies et, dès lors, où les transmissions peuvent s’opérer ; du sport, des séjours à l’étranger, et surtout l’éveil à la culture qui marquera le début de l’émancipation : ressentir et penser par soi-même. Pour la part obscure, ce titre exprime la toute-puissance de la loi du silence. Quel que soit le milieu social, l’omerta régit souvent les rapports intra familiaux et depuis longtemps la littérature nous parle de cela.

Il y a, dans la vie d’Anne, un certain nombre de personnages bienveillants, contraste saisissant au regard des parents démissionnaires, chacun à leur manière, par la violence, ou l’absence. Comment la narratrice se construit-elle dans cette dichotomie ?
Les enfants, dont Anne, ont tendance à se rapprocher des adultes qui leur veulent du bien. Ils savent mettre en place des mécanismes relationnels audacieux, jusqu’à trouver des familles d’adoption.

Quelles sont pour Anne les bouffées d’air qui lui permettent de toucher à la liberté, d’approcher une paix intérieure ?
Ces réconforts évoluent à mesure qu’Anne grandit, et c’est en cela qu’Une bonne éducation est un roman d’apprentissage : la nature, l’équitation, la lecture, enfin les liens qu’elle tisse à l’extérieur.

Paris, le champ de Mars, le Pays de Galles, la Normandie, le Var. Les lieux, multiples, rythment le récit, alors que les notions de temps semblent moins précises. Comment avez-vous construit votre roman ?
Je l’ai construit dans ce qui pourrait être l’illusion d’une chronicité : entre le dispositif du récit et du roman où, par endroits, le déroulement logique et la progression attendue de l’histoire sont subitement brisés. J’aime échapper aux genres éditoriaux figés.

Le roman suggère une douleur latente et omniprésente mais ne l'expose pas. Cette retenue, plutôt aux antipodes d'une certaine mode qui traverse la littérature française contemporaine, est-ce un choix esthétique ? Narratif ?
Dans l’évocation des personnages, j’ai évité de rigidifier les tempéraments pour offrir au lecteur la faculté de se projeter. J’ai également voulu laisser affleurer les sentiments au lieu d’enfermer le texte dans l’exposition d’états trop marqués. Je suis davantage sensible à ce que l’on peut percevoir entre les lignes, derrière les mots, qu’à un langage où tout est dit. Le lecteur doit avoir une part de chemin à faire qui lui permette d’élaborer une perception intime d’un texte, il me semble que la subtilité se joue là, précisément.


Variation sur l'intime

Article paru dans "Féminin Psycho" (août-octobre 2013)

Dans le sillage de François Mauriac et Hervé Bazin, Sylvia Tabet embrasse ici une certaine tradition littéraire française, qui nous convie au plus près de l'intime, du fragile. Ce moment où le vernis craque, quand la violence s'insinue, quand la famille se décompose, et que le voile de bonnes manières réduit chacun au silence et les consume à petit feu. Dans ce roman d'apprentissage, la cadette délie les mots prisonniers d'une lourde chape de silences et de non-dits. Elle raconte, démêle les souvenirs, souffre, grandit. Et le lecteur absorbe l'émotion qu'offre une narration sensible où pas un mot ne manque, pas un mot n'est superflu. C'est le roman "coup de coeur" de notre rédaction.

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