Marguerite de Provence, une reine au temps des cathédrales
EAN13
9782213020174
ISBN
978-2-213-02017-4
Éditeur
Fayard
Date de publication
Collection
BIOGRAPHIES DIV
Nombre de pages
286
Dimensions
24 x 0 cm
Poids
446 g
Langue
français
Code dewey
944.023

Marguerite de Provence

une reine au temps des cathédrales

De

Fayard

Biographies Div

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  • Vendu par Librairie La Folia
    Description
    301 pp. Rousseurs sur la tranche. Bords de pages jaunis
    État de l'exemplaire
    Bon état
    Format
    in-8
    Nombre de volumes
    1
    Reliure
    Broché
    Langue
    Français
    Lieu de publication
    Paris
    15.00(Occasion)

CHAPITRE PREMIER?>MARGUERITE, FILLE DE PROVENCE?>La naissance de Marguerite de Provence?>Marguerite était la fille aînée de Raimond Bérenger V, comte de Provence de 1209 à 1245, et de Béatrice de Savoie, née de Thomas Ier, comte de Savoie et marquis en Italie, qui possédait de grands biens en Piémont. La date exacte de sa naissance n'est pas connue, et celle du mariage de ses parents ne l'est pas davantage. Les documents conservés permettent de le situer entre le 5 juin 1219 et le début du mois de septembre 1220. Le 5 juin 1219, en effet, Thomas Ier, comte de Savoie, s'engageait à donner une dot de 2 000 marcs d'argent, payable pour la première moitié le 2 février 1220 et pour l'autre à la Noël de la même année, à sa fille aînée Béatrice qui épousait le comte de Provence1. Or, dès le 2 septembre 1220, les habitants de Brignoles cèdent le consulat de leur ville à Raimond Bérenger et à son épouse que le scribe surnomme « dame lombarde » 2. Leur union avait donc été contractée avant cette date et, selon toute probabilité, plutôt en 1219 qu'en 1220, puisque, de manière assez habituelle, l'engagement dotal précédait de peu le mariage. En outre, les deux jeunes époux auraient eu à déplorer la perte de deux fils, des jumeaux sans nul doute, avant la naissance de Marguerite. Dans ces conditions, la venue au monde de cette princesse peut être placée au printemps de 1221, et la fille aînée du comte de Provence aurait bien eu treize ans lors de son union avec Louis IX, comme le signale la tradition. Les documents ne précisent pas davantage le lieu de sa naissance. On sait seulement que Béatrice de Savoie résidait une partie de l'année à Brignoles. Dès 1221, elle avait reçu en douaire cette seigneurie et, par la suite, se déclarait parfois « lombarde, dame de Brignoles ». En 1237, son bayle ou administrateur est un juif appelé Bonnafous. En outre, les textes indiquent que le comte de Provence s'installait avec sa cour à Brignoles au printemps et à l'automne de manière assez régulière. Il y résidait en mars 1221 comme le prouvent les actes de sa chancellerie. Les séjours qu'y faisaient le comte et ses conseillers permettaient de mieux surveiller la partie orientale de ses possessions. Brignoles présentait aussi l'avantage de rapprocher la comtesse Béatrice de son pays natal. Au début du mariage, la famille comtale logeait dans l'ancien château des comtes de Provence, en face de l'église Saint-Sauveur. Marguerite serait donc née dans ce château. Il faut attendre 1223 pour qu'une nouvelle construction, le « Palais », devienne la résidence de la famille comtale quand elle séjourne à Brignoles 3.Les ancêtres?>Marguerite de Provence était fille de haut lignage. Par son père, qui avait atteint sa majorité en 1219, elle descendait des diverses maisons de Provence et de celle de Toulouse. Raimond Bérenger V réunissait en lui les diverses branches issues des comtes de Provence, celles de Barcelone, Toulouse et Forcalquier. Son grand-père, Alphonse Ier, comte de Provence et roi d'Aragon, était le fils de Raimond Bérenger II de Provence, comte de Barcelone, qui avait épousé en 1150 Pétronille, reine d'Aragon depuis 1137, en succédant à son père, Ramire II « le moine ». Le comte de Barcelone, Raimond Bérenger Ier, devenu comte de Provence par son mariage avec Douce, arrière-petite-fille de Guillaume le Libérateur, descendait de Rombaut qui était le frère de ce Guillaume et tenait avec lui le comté de Provence indivis. Mais Almodis, fille de Rombaut, avait quitté son mari, Pons, comte de Toulouse, pour s'unir avec le père de Raimond Bérenger Ier. Son adultère avait provoqué un très grand scandale, car « elle avait abandonné sa maison et ses enfants ». Forts de leur légitimité sans faille, les descendants de Raimond de Saint-Gilles, fils de Pons de Toulouse et d'Almodis, à la fois comtes de Toulouse et comtes indivis de Provence, désiraient dominer le Midi et réclamèrent vite toute la Provence. Après une première phase de luttes, Raimond Bérenger Ier de Provence partagea l'ancien comté indivis de Provence en 1125 avec Alphonse Jourdain, fils de Raimond de Saint-Gilles. Désormais, les comtes de Toulouse possédaient les pays au nord de la Durance et, en plus, Beaucaire et Argence. Les comtes de Provence de la maison catalane conservaient le vaste territoire compris entre le Rhône, la Durance, les Alpes et la mer, tandis qu'Avignon restait indivis. Ensuite Alphonse II, grand-père de Marguerite, obtint le comté de Forcalquier grâce à son mariage avec Gersende de Sabran, qui descendait d'Alix de Provence, fille de Guillaume le Libérateur. Raimond Bérenger V possédait ainsi la plus grande partie de l'ancien comté de Provence avec, en gros, les Alpes du Sud et la région comprise entre la Durance et la Méditerranée. Ainsi se dessinait une gigantesque domination catalane dans le Midi.
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