Une singulière famille, Jacques Necker, Suzanne Necker et Germaine de Staël
EAN13
9782213602806
ISBN
978-2-213-60280-6
Éditeur
Fayard
Date de publication
Collection
Littérature Française
Nombre de pages
462
Dimensions
24 x 0 x 0 cm
Poids
767 g
Code dewey
848.609

Une singulière famille

Jacques Necker, Suzanne Necker et Germaine de Staël

De

Fayard

Littérature Française

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"Tous trois à genoux, en constante adoration les uns des autres." ainsi Napoléon Ier ' a-t-il décrit Jacques et Suzanne Necker et leur fille Germaine, les yeux évidemment fixés sur cette insupportable -Madame de Staël qu'il poursuivit de sa. haine. Celle-ci a revendiqué hautement cette "adoration familiale" : "Je laisserai donc dire à qui se plaira dans cette observation bien gaie à côté de la mort que nous sommes une famille qui nous louons les uns les autres. Oui, nous nous aimés, nous avons eu besoin de le dire, et, dédaignant de jamais repousser les attaques de nos ennemis, de faire usage de notre talent contre eux, nous leur avons opposé 1.un ferme sentiment d'élévation et de fierté." "Singulière famille que la nôtre", assurait de son côté Jacques Necker et sa fille ajoutait : "Singulière peut-être, mais qu'il lui soit permis de rester telle; la foule ne se presse pas dans la voie qu'elle a choisie." C'est cette fière famille que ce livre évoque. Jacques Necker trois fois ministre de Louis XVI - et deux fois congédié -, idolâtré par les Français en juillet 17 89 parce qu'il leur semblait le symbole de la liberté, est entré dans l'histoire, exalté par les uns, vilipendé par les autres. Sa femme Suzanne, qui tint avant la Révolution un salon très influent et fonda l'hôpital qui porte toujours son nom, fut une épouse dévouée corps et âme à l'homme qu'elle adorait, et la mère trop rigide d'une fille trop douée. Quant `d Germaine, elle a conquis la gloire par son oeuvre littéraire, par ses amours, par son courage par cette exaltation du coeur et de l'esprit dont elle demeure un extraordinaire exemple. Tous trois, ils ont vécu la plume à la main. Tous trois ont eu le culte de la vertu, même s'ils ne l'ont pas toujours vue de la. même façon. Tous trois ont aimé Dieu, l'amour, l'amitié, la liberté - qui ne devait, pour eux , jamais se séparer de la modération - et encore la mélancolie. et le désespoir et aussi toutes les images de la mort. Tous trois se prêtèrent mutuellement du génie Tous trois. ils ont rêvé d'incarner la noblesse de l'âme et la grandeur de l'esprit
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