La beauté du diable
EAN13
9782809710236
ISBN
978-2-8097-1023-6
Éditeur
Philippe Picquier
Date de publication
Collection
GRAND FORMAT
Nombre de pages
288
Dimensions
20,5 x 13,2 x 2,3 cm
Poids
338 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais

La beauté du diable

De

Philippe Picquier

Grand Format

Trouvez les offres des librairies les plus proches :
ou
entrez le nom de votre ville

Offres

  • Vendu par Démons et merveilles
    État de l'exemplaire
    French édition -le livre présente des petites marques de lecture et/ou de stockage mais du reste en très bon état d'ensemble - Envoi rapide et soigné dans une enveloppe à bulle depuis la France
    Format
    20x13x2cm. 2014. Broché. 288 pages.
    6.00 (Occasion)

Autre version disponible

"Kayo, l’héroïne de La Beauté du diable, m’a été donnée une nuit en rêve. J’ai vu une femme seule chez elle. C’était très serein. Puis j’ai vu la même femme faisant nerveusement ses bagages pour partir en vacances. J’ai vu sa famille – deux enfants adolescents et le père – monter en voiture. Ils ne remarquaient pas qu’elle n’était pas avec eux. Et j’ai compris alors pourquoi – parce qu’elle leur était devenue invisible.

Être invisible. Ne pas exister. Cela a toujours été pour moi une chose à la fois désirable et effrayante. Quand on est un étranger, on est invisible et c’est déstabilisant. Mais quand j’écris, j’essaie de me faire aussi invisible que possible car je sais qu’ainsi l’histoire prendra vie. Dans L’Odeur, Lîla voudrait être invisible mais quelque chose d’invisible, son odorat, l’en empêche. Avec Kayo j’avais enfin rencontré quelqu’un qui était devenu invisible. Et maintenant je devais découvrir qui elle était.

Ce livre n’est pas un livre sur un pays en particulier. Ce que Kayo ressent, n’importe quelle femme dans n’importe quel pays peut le ressentir à une occasion ou une autre. Quand je vivais à Tokyo, j’ai eu la chance d’être invitée à des «  ventes privées ». Dans ces ventes privées (qui ont lieu dans les grandes villes partout dans le monde), on peut trouver des vêtements de grandes marques de la saison précédente à prix cassés. Mais plus que par les vêtements, j’ai été fascinée par les gens, pour la plupart des femmes, qui venaient les acheter. Car au bout de quelques temps je me suis aperçue que ces femmes n’achetaient pas des choses parce qu’elles en avaient besoin mais parce que cela remplissait en elles un vide qui avait désespérément besoin d’être rempli. J’ai moi-même éprouvé ce vide après la naissance de ma fille. Je crois que beaucoup de gens sont confrontés à une expérience similaire à un moment de leur existence. Je pense qu’un vide s’ouvre en nous lorsque nous découvrons soudain la part d’ombre de nos vies et réalisons que nous ne pourrons rien y changer. Alors nous essayons de combler ce vide. Certains d’entre nous le comblent en s’agitant et d’autres en possédant. C’est notre moderne condition." Radhika Jha
S'identifier pour envoyer des commentaires.

Commentaires des lecteurs

Conseillé par (Librairie Athenaeum)
2 octobre 2014

Féminité au Japon

Le désir lorsqu'il s'exprime de manière effrénée et très compulsif est révélateur des failles profondes de cette femme moderne "au foyer" mais aussi de l'engrenage infernal dans lequel elle s'engouffre, presque innocemment. Quelque chose entre le grand désespoir, parfaitement décrit, ...

Lire la suite