Les Eaux troubles du mojito, Et autres belles raisons d’habiter sur terre
EAN13
9782021056501
ISBN
978-2-02-105650-1
Éditeur
Seuil
Date de publication
Collection
ROMAN FR.HC
Nombre de pages
128
Dimensions
19 x 13 x 1 cm
Poids
148 g
Langue
français
Langue d'origine
français

Les Eaux troubles du mojito

Et autres belles raisons d’habiter sur terre

De

Seuil

Roman Fr.Hc

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Sans doute, ce nouveau recueil est-il particulièrement « solaire », invités que nous sommes à goûter au plaisir transgressif du mojito, à se faire surprendre par une averse, à tremper nos lèvres dans la perfection transparente de la pastèque… Mais chez Philippe Delerm, le soleil ne va jamais sans pluie, et le bonheur sans mélancolie.Grand lecteur de Jules Renard, l’auteur le cite en exergue : « Le vrai bonheur serait de se souvenir du présent ». Ce présent qui ne cesse de s’échapper, bien sûr, et dont nous avons déjà la nostalgie alors même que nous le vivons. Voici quelques exemples de ces textes.« Tendre est la vie cruelle » : sur l’amour fragile de deux personnes qui, à près de 60 ans, ont plus de passé que d’avenir à vivre ensemble, mais qu’un baiser volé va rappeler à leur adolescence. « On ne peut pas être plus près, plus chauds, plus confondus. Et pourtant c’est le fragile qu’on sent. »Le bonheur de « Danser sans savoir danser » : on n’a jamais été de ceux qui fréquentent les boîtes de nuit. On admirait ceux qui, sur les pistes de danse, évoluaient si facilement. Mais un jour, à un mariage, « on choisit de danser. Danser, c’est un grand mot. On bouge comme un ours. Mais ce n’est pas grave. On a passé l’âge des susceptibilités. Chance, ça commence par un twist. On peut jouer son insuffisance au deuxième degré, en pliant les genoux, avec un mouvement de bras qui ne donne pas le change, mais semble se moquer de toute une époque – la nôtre. »« Le mensonge de la pastèque » : « Elle est trop belle. Etrange. Est-ce qu’on la boit, est-ce qu’on la mange ? Elle est comme une fausse piste du désir. (…) La mangue et la goyave ont goût de mangue et de goyave. La pastèque n’a goût de rien et c’est donc elle qu’on désire en vain. Elle est la perfection de son mensonge (…) Elle n’est qu’un mirage de la chaleur et de l’été. »Philippe Delerm, né en 1950 à Auvers-sur-Oise, voue son écriture à la restitution d’instants fugitifs, à l’intensité des sensations d’enfance. Il est notamment l’auteur de Sundborn ou les Jours de lumière (1996, Prix des Libraires et Prix Culture et Bibliothèques pour tous), La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules (1997, Prix Grandgousier), Autumn (1998), Ma Grand-mère avait les mêmes (2008), et Je vais passer pour un vieux con (2011).
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Commentaires des lecteurs

4 septembre 2015

Comme dans La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, pour ne citer que ce titre, Philippe Delerm capte des instants et des situations. Sauf que le charme et la finesse sont absents. Pire, on ressent combien il a ...

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