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    6 mai 2019

    Deux avertissements en quatrième de couverture : le premier : "Attention, cet ouvrage comporte certaines scènes pour adultes et un vocabulaire susceptibles de choquer les âmes chastes...", et le second : "Mise en garde de l'éditeur : De nombreux cas d'addiction ont été rapportés. Cette addiction semble irréversible et définitive. Toutefois, à ce jour, aucune plainte n'a été enregistrée." Si le premier m'incite forcément à aller y voir de plus près, d'autant plus que j'ai récemment goûté au truc avec "Tiens bon l'pinceau, y a des coulures", pour le second, il est déjà trop tard pour moi. Lorsque ces quatre-là, qui sont déjà pas mal lorsqu'ils restent dans le Val de Marne, viennent à Concarneau, c'est un peu comme trouver dans sa galette, non pas un poil pubien, mais le résultat d'une épilation intégrale. C'est voyant, ça gratte et ça passe mal.

    Le Breton n'est pas réputé pour son accueil généreux envers les Parisiens, mais pour une flicque, un détective privé et une paire de gus dont on se demande à quoi elle sert si ce n'est à picoler et butiner local pour René et à se faire discret pour Momo, l'exercice est encore plus délicat. D'autant plus que l'équipe pose des questions, se mêle d'affaires privées et ne parvient pas à faire tout cela discrètement.

    Encore une bonne enquête pour Cicéron qui ravira ses lecteurs dont la liste va pouvoir s'allonger en Bretagne, avec les habitants qui ont le sens de l'humour et de la dérision, car rien ni personne n'est épargné. Ouf, si Cicéron faisait dans la bien-pensance et le consensuel, on l'aimerait beaucoup moins.